La Brenne
Un parc régional aux quelque trois mille étangs creusés de main d'homme, faits par des moines pour le poisson et aujourd'hui pleins d'oiseaux.
On appelle la Brenne le pays des mille étangs et elle en compte en réalité environ trois mille, presque aucun naturel : des monastères ont commencé à les creuser dès le Moyen Âge pour élever la carpe sur une terre trop pauvre pour les cultures, et la pratique s'est poursuivie, laissant une mosaïque d'eaux peu profondes, de roselières, de landes et de bois sur un parc régional d'environ cent quatre-vingt mille hectares. Il en résulte l'une des zones humides les plus importantes de l'intérieur de la France, avec la nidification des guifettes moustacs, des hérons pourprés, des butors et des grèbes, et la cistude d'Europe, une tortue indigène rare, y est présente en nombre. Des observatoires et des tours sont installés à plusieurs étangs, et la maison du Parc explique le cycle de la pisciculture.
Ce que tu vois vraiment
- La mosaïque d'étangs - quelque trois mille pièces d'eau peu profondes creusées pour la carpe.
- Les oiseaux nicheurs - guifettes, hérons, butors et grèbes dans les roselières.
- La cistude - une tortue indigène rare qui se chauffe sur les troncs.
- Les observatoires - des postes d'affût et des tours aux principaux étangs.
Quand y aller
Avril à juin pour les oiseaux nicheurs et la meilleure ambiance sonore. Septembre et octobre pour les migrateurs de passage. Les étangs sont vidangés à tour de rôle pour la pêche de la carpe à l'automne, ce qui concentre les limicoles.
Attentes honnêtes
La plupart des étangs sont des piscicultures privées et ne sont pas accessibles : l'observation se fait depuis les affûts aménagés. Voiture et jumelles sont indispensables. Le paysage est plat et peut paraître monotone sans patience.
À proximité
Le Blanc abrite la maison du Parc, Châteauroux se trouve au nord-est.
Les horaires, les tarifs et les fermetures saisonnières changent - vérifie la source officielle avant de partir : site officiel.